
Il ne me servirait pas à grand-chose de vous résumer ma première journée de festival. Nicolas Krief l’a parfaitement fait sur son espace blog. À la limite, remplacez son nom par le mien pour savoir ce que j’ai pensé de
Nuages sur la ville et
Taqwacore : la naissance de l’Islam punk. En fait, il n’y a qu’un seul commentaire que j’aimerais ajouter et c’est que Julien Fonfrède sait utiliser l’éclairage mis à sa disposition (crédit photo à Nicolas, qui en a pris plus ou moins 30 pour arriver à capter l’essence du moment).
Voici par contre un retour 100% original sur ma soirée de vendredi.
1- J’aime Rafaël Ouellet parce qu’il est respectueux
Avec New Denmark, Rafaël Ouellet nous livre la quête d’une adolescente fragilisée par la disparition de sa sœur. Résultat : une œuvre sensible et forte de ses dialogues rares, mais justes. Cependant, le véritable tour de force réussi par Ouellet est de ne pas imposer d’émotion à ses spectateurs. Le sujet, qui aurait pu résulter en un film larmoyant, est traité d’une manière qui laisse une grande liberté à ceux-ci. Vous êtes assez intelligents pour ressentir sans avoir besoin d’indices visuels ou musicaux pour vous signifier que c’est maintenant le moment d’être ému. J’aime Rafaël Ouellet parce qu’il nous respecte.
2- The Trotsky, c’est dans la poche
Lors de la séance de questions suivant la projection de The Trotsky, le réalisateur Jacob Tierney a admis avoir espoir que son œuvre conquisse le marché américain. À mon avis, c’est dans la poche. « Teen movie » à la forme classique, mais au contenu original (un adolescent croyant être la réincarnation de Leon Trotsky met tout en œuvre pour révolutionner le système de son école secondaire), The Trotsky est résolument charmant. Drôle, intelligent et admirablement mené par Jay Baruchel, nous saurons pardonner à Tierney le ton quelque peu moralisateur de la seconde partie du film. Définitivement une excellente acquisition de la part d’Alliance.
Forte de mes 7 heures de sommeil en deux jours, je me prépare maintenant au visionnement de Should I really do it et du très attendu Antichrist. On s’en reparle demain.